Les héros sont immortels – Stéphane Oiry

Vous connaissez Camera Silens ? Un groupe de punk des années 8o qui disputait le succès avec Noirs Désirs (j’ai appris que le groupe éponyme s’écrivait avec un S à l’époque). Le chanteur de ce groupe bordelais s’appelait Gilles Bertin.

Celui-ci s’est également rendu célèbre parce qu’en avril 88 il a braqué, aidé de quelques complices, des convoyeurs de la Brink’s.

Avec sa part du butin (12 millions de francs ..ah oui nous comptions en francs c’est vrai ), il a fui sur la péninsule ibérique. Il y a vécu presque 30 ans sous de fausses identités.

En 2016, il est rentré en France pour se rendre aux autorités dans l’ espoir de revoir son fils qu’il avait abandonné dans sa cavale.
Il a été condamné à 5 ans de prison avec sursis et est mort du sida en 2019.

C’est toute cette histoire que Stéphane Oiry nous raconte ici .
Il nous confie au début de ce roman graphique avoir été bouleversé par la voix de Gilles Bertin qui donnait une interview à la radio.
Cette émotion, il sait avec brio nous la donner à lire et à voir dans ses planches.
Gilles Bertin et Stéphane oiry se sont rencontrés et avaient échangé sur ce projet de BD. Le respect mutuel des deux hommes transpire dans ces pages. La passion réciproque pour la musique punk est évidente.

Le dessinateur reconstitue le décor punk, rock, drogue,sida de ces années 80 avec grand talent.

Il m’a donné envie de découvrir quelques titres de Caméra Silens.

Le verbe et l’objet.

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