La petite bonne – Bérénice Pichat

D’ordinaire j’aime à donner un trait, une ambiance,un biais personnel sur une lecture que je viens de terminer.
Cette fois-ci je ne sais qu’écrire tant ce livre est singulier sur le fond et sur la forme.
Je ne sais que dire si ce n’est que j’ai adoré ce livre oui VRAIMENT.

Est-ce une petite touche de « au revoir là haut » de Pierre Lemaitre (pour lequel j’ai un affect particulier à la librairie ☺️)? La souffrance physique et mentale des gueules cassées, les codes de la société bourgeoise de l’époque sont aussi une des trames de ce roman.

Est-ce le désarroi et la solitude de cette petite bonne après sa première expérience sexuelle? (Je n’en dis pas plus)
Est-ce sa résignation à accepter sa condition maritale par ignorance et par convenance ?

Est-ce l’emprisonnement de la maîtresse de maison, son dévouement quasi sacerdotal à s’occuper de son mari handicapé qu’elle s’impose ? Son renoncement à s’autoriser un espace de liberté ? Sa peur de ne pas être à la hauteur dans un autre milieu ? Elle est touchante aussi cette Alexandrine.

Est-ce cette souffrance physique et mentale de cet homme, sa déchéance, sa souffrance absolue et insupportable? Que faire lorsqu’on ne veut plus vivre cette vie et qu’on est prisonnier d’un corps mort et dépendant des autres?

Est-ce la peur touchante de cette petite bonne qui pense ne pas savoir penser, de ne pas devoir s’exprimer ? Et pourtant quelle intelligence émotionnelle ! Au diable le poids des castes sociales.

Est-ce aussi ce requiem (que j’aime tant 🥰) qui permet la rencontre entre Monsieur et la petite bonne? La musique qui offre l’évasion … et la libération

Est-ce tout simplement la quête de liberté que chacun des personnages recherche dans leur parcours?

Et cette fin si inattendue, si surprenante pour chacun des protagonistes? Désormais chacun est-il libéré et en paix ?

En voilà finalement quelques raisons qui font que ce roman m’a énormément touchée.

Quel huis clos ! Marquant!

Le verbe et l’objet.

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