Du même bois – Marion Fayolle

Je savais que j’avais lu ce livre il y a quelques mois
Je savais que je l’avais apprécié
Mais je ne savais plus vraiment très bien pourquoi

Comme une envie de regoûter un plat que je sais avoir apprécié, je viens de le relire en format poche.
Je retrouve maintenant ces petites touches de sucré salé qui m’avaient touchée dans ce texte (et qui m’émeuvent encore cet après-midi)

Un texte simple et poétique qui peint à chaque chapitre des tableaux de la ruralité, de l’histoire de nos familles pour qui a grandi dans une ferme.

Les traditions, les coutumes, les histoires de famille qui se reproduisent de génération en génération…(ou pas)
La volonté d’émancipation féminine, de rêves, d’un meilleur, d’un ailleurs…(tout en voulant garder le même paysage)
Les saisons, les bêtes, l’alcool, …tout est croqué sans détour et avec une grande tendresse.

Un sucré-salé,
Une douceur acidulée,

A nos frères, nos oncles, nos pépés
A nos mères, nos mémés, nos aïeules
A nos cimetières

« La mère de la gamine mange en face de la mémé. Un tête à tête avec ses propres défauts, avec tout ce qu’elle refuse de devenir. () ce n’est pas avec sa mère, là, au bout de la table, qu’elle dîne, c’est avec ses propres tares, avec tout ce contre quoi elle lutte qu’elle partage sa soupe. »
«Quand elles s’assoient toutes les trois sur le muret devant la ferme,elle,sa mère et la mémé, ça se voit qu’elle se transforme en sa mère, et sa mère en la mémé, et la mémé en celle qu’on appelait mémé avant. Ça fait comme un dégradé.»

Le verbe et l’objet

Les sélections de fannie

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