Marie Herbelin nous donne à lire la correspondance de son père écrivant à sa tante qui l’a élevé.
Son père était l’un des geôliers de Marie-Thérèse,fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette dans la tour du Temple.
Outre l’histoire tragique de cette femme vue par les yeux de son geôlier c’est l’histoire de la tour du Temple qui est décrite. On saisit ô combien les conditions de détention physiques et psychologiques étaient effroyables.
Cette correspondance sert aussi de forme et de prétexte pour nous dépeindre l’ambiance sociétale et politique au lendemain de la révolution.
Au delà de ces aspects historiques, j’ai apprécié dans ce roman les états d’âmes et les remises en question de ce jeune Joseph Herbelin .
D’abord séduit et embarqué par les révolutionnaires, le sentiment de participer à la grande Histoire dans un esprit de vengeance et de justice est percuté par la douleur presque tangible de la princesse et sa volonté de rester digne dans cet isolement mortifère. Quand les certitudes idéologiques s’effilochent et se patinent aussi par de doux sentiments
Il ne faut pas s’arrêter sur la couverture du livre. La robe à crinoline sur un fond lumineux et verdoyant fait davantage penser à une romance. Le troisième roman de @_victoriamas_ est tout autre.
Le verbe et l’objet.



